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Vue sur un avenir nuageux (RP Solo ft Guest Star)

Amaryllis Hanazumi
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Ven 12 Mai - 23:11

Vue sur un avenir nuageux



Bonsoir ma douce
J'attendais sur le toit contemplant le ciel d'où tombait une légère neige. Nous étions Vendredi et j'attendais dans le froid un visiteur que je savais salvateur pour ma conscience de moi. J'avais appréhendé cette rencontre depuis quelques jours. Pour tout vous dire je m'étais levée ce matin, prise de nausées au point même que l'une des soeurs Krysten, Elyanna, avait émis l'idée que j'étais enceinte ;ce qui ,bien sûr, est faux, tandis que la seconde avait voulu m'emmener à l'infirmerie en urgence ce que j'avais aussi refusé. J'étais donc allé en cours la boule au ventre redoutant cette fin de journée. Cette visite, elle n'est autre que celle de mon futur époux, du moins selon les dires de ces parents et des miens. J'attendais avec hâte ce rendez-vous comme il me répugnait à un point insensée. En effet, cette rencontre aurait déjà dù avoir lieu quelques jours auparavant mais elle avait été empêchée par ma camarade IRS. Vous savez celle qui aime me voir prendre des coups, surtout les siens.Je soupirais en passant mes doigts dans le grillage et en posant la tête contre ce dernier. Pourquoi donc fallait-il que je vive celà? Pourquoi dont? A vrai dire, ce rendez-vous devait déterminer entre lui et moi si nous nous voyions réellement nous marier mais je nourrissais au fond de moi l'impression que je ne devais pas me fourvoyer sur mes chances de m'en tirer. J'avais toujours été la seule à avoir une dent contre cette union et j'entendais encore mon père me rabattre les oreilles sur les possibilités immenses et l'avenir financier assuré que représentait cette union. Union moyenâgeuse surtout. Comment celà s'était-il fait? Je ne saurais le dire, du moins pas en détail, je sais juste que les Beaufort sont des clients importants de mon père et qu'au cours de vacances, ils sont venus avec leur fils. Je jouais avec lui souvent, je dois dire que je l'aimais bien,il avait d'excellentes manières et se montrait doux et gentil à mon propos malgré ma faible santé et de là nos parents avaient fomentés ceci. Oui fomenté car pour moi c'était digne d'un complot.

Je restais les yeux plongés dans le paysage tandis que la neige recouvrait toute l'école de son fin manteau blanc ainsi que mes cheveux et me glaçant jusqu'au sang. Deux oiseaux passèrent au dessus de moi et je regardais les deux silhouettes fendre l'air jusqu'à disparaître dans l'horizon. J'aimerais être comme eux libres et simple. Nombreux seraient ceux qui dirait qu'étant né avec une cuillère en argent dans la bouche je n'avais aucun droit de me plaindre, que mon destin et ma naissance était extraordinaire et maudirait mon don en plus de celà mais être étreinte par les obligations n'est en rien enviable croyez moi. De plus le piano,ma maladie, l'isolement, ce destin dénuée d'une once d'amour n'est en rein enviable. L'argent n'achète pas toujours tout. Soudain un bruit métallique derrière moi me fit sortir de mes pensées tandis que la silhouette de mon futur époux émergeait de l'âtre de la porte. Je me tournais à demi,avant de reprendre ma contemplation des paysages féeriques du froid. Je me fendais de quelques mots sur un ton monotone tandis que j’entendais ses pas faire craquer la neige pour me rejoindre.

-"Bonjour Abel"

Ce dernier répondit par trois simples mots. Trois mots qui peuvent étreindre le cœur d'une jeune fille qui par son art vante l'amour et la liberté. Parfois le destin se scelle en trois mots. Ces trois mots.

-"Bonsoir ma douce.."

J'avais eu raison,raison de ne pas croire à la clémence des Dieux, si ils existent. Je restais là sans un mot.Je restais là sans nu mot ne sachant que dire et que faire pour ne pas voir mes espoirs disparaître sous le manteau blanc londonien.





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Amaryllis Hanazumi
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Ven 12 Mai - 23:11

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Destinée ou Passion
Le jeune homme finit par briser le silence qui régnait sur le toit enfonçant le clou de nouveau.

-"Tu es bien silencieuse ma douce...si c'est car tu t'en veux pour le rendez-vous de la fois dernière, n'en sois pas si attristée, certains imprévus peuvent arriver même si j'aimerais que celà ne se reproduise pas; comprends que je n'ai pas qu'attendre tes caprice comme occupations.."

Je me retournais, détaillant le jeune homme du regard. Il n'avait pas changé en surface. Toujours les yeux ambrés vifs, ses longs cheveux blonds encadrant des traits fins et presque princiers et ce sourire charmant mais surtout ce petit quelque chose qui laisse présumer qu'Abel sait qu'l est beau et riche. Ce côté je sais ce que je vaux qui ne le quitte jamais. Cependant au plus profond de li je sais qu'il a changé. Il ne m'aurait jamais parlé comme si j'étais une petite fille mais surtout comme à quelqu'un d'inférieur. En plus de celà, ses mots ne laissaient aucune place au doute sur ses intentions. Je m'en doutais et je m'y étais préparée en sachant qu'Abel ne s'était jamais opposé à cet union forcée. Pendant un moment,je me demandais si il luttait farouchement comme moi pour s'opposer à notre sort puis un jour j'avais finalement fini par me convaincre qu'il devait être inactif sur la question voire enchanté.Je finis enfin par ouvrir la bouche, m'expliquant.

-"Je suis désolée Abel mais je n'avais en aucun cas prévue de ne pas pouvoir venir et que mon téléphone lâche..prends en compte ma bonne foi je te prie.."

Beau mensonge. Je n'avais en aucun cas été absente ou incapable de répondre au téléphone. J'étais juste à trois mètres du point de rendez-vous avec la jeune IRS , le téléphone éteint et tétanisée,impuissante face aux événements à venir. Je devrais remercier cette fille pour ce répit d'ailleurs. De plus, j'avais fait patte blanche car je ne désirais pas compromettre les intérêts de mes parents par mon égoïsme et j'avais donc rejoint le garçon entre deux cours pour convenir du présent rendez-vous. Le jeune homme sembla considérer la chose avant de s'appuyer dos au grillage, fixant la porte et rejetant une mèche de cheveux en arrière avant de s'exprimer.

-"Il est vrai...tu fais honneur à mon nom et tu as la délicatesse des grandes dames...en parlant de celà sache que je compte te demander en fiançailles à la fin de cette année"

Aucun proème ou préambule. Mon cœur ne fit qu'un tour. Je venais d'intégrer une famille sans même en avoir désiré porter le nom, je ne sus comment réagir. Je ressentais renaître de ses cendres cette inquiétude et cette impuissance foudroyante, me coupant les jambes et la parole sans détour.Je me sentis comme enfermer au fond d'une cave, d'une trou profond et ténébreux, une prisonnière du destin à qui on refuse toute expression et à qui on dérobe son âme. Je n'eus pas le temps de me remettre de cette nouvelle qu'une seconde me heurta de plein fouet.

-"De plus lorsque tu auras acceptée,je me dis que tu devrais arrêter tes études, tu irais donc habiter avec moi dans une de nos résidences, tu n'as nulle besoin de travailler compte tenu de notre situation familiale.."

Je restais sans voix,détournant le regard et me mordant ma lèvre à sang pour réprimer mes larmes. Je me devais d'être parfaite et non égoïste même si celà signifiait de ne plus pouvoir jouer devant les gens, enchanter leurs cœurs, m'exprimer au travers de ma mélodie. Ne plus ressentir cette communion avec tant d'âme, ne plus exprimer ma douleur au moment où elle deviendrait insupportable.

-"Tu ne dis rien Amaryllis?"

Je suis une bonne fille bien élevée. Voilà ce que je me disais pour cesser d'exprimer un quelconque mal être puis je souriais au jeune homme comme si de rien était.Un sourire forcé et de façade comme le serait notre couple.

-"Je vais y réfléchir tu veux? c'est que.."

-"C'est tout vu..."

Non ce garçon n'avait vraiment plus rien à voir avec celui que j'avais connu enfant. Je souffrais tellement que mes poumons se remirent à défaillir comme à cette période. Je me mis à tousser, pliée en deux sous la douleur tandis qu'il m'observait impassible






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Amaryllis Hanazumi
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Ven 12 Mai - 23:12

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"Tu es un bien dont je ne peux me passer..."
Ma crise dura quelques minutes sans que jamais, au grand jamais Abel n'esquisse ne serait-ce qu'un geste ou même qu'il prononce un mot réconfortant. Je toussais à en cracher mes poumons comme ça ne m'arrivait plus depuis trois ans voire quatre. Le médecin m'avait toujours déconseillé d'être trop contrariée ou stressée car celà jouerai sur la multiplication de ces quintes de toux mais je pense que le choc venait de réenclencher ces dernières. Je finis par me calmer et me redressa, m'excusant d'une voix faible, éreintée par la toux qui venait de précéder.

-"Désolée..."

Abel souria juste doucement et se mit à marcher sur le toit tandis que je me retournais pour l'observer faire quelques pas avant qu'il ne se mette à se lancer dans un long monologue.

-"Ne t'excuse pas ma douce.." commença t-il avant de continuer sur un ton calme et posé "tu sais je me réjouis de notre futur mariage.."

Pour ma prt je ne m'en réjouissais guère mais celà ne fit qu'accroître voire confirmer mes doutes : il n'avait jamais été contre. J'avais toujours été seule, seule à affronter des moulins à vents contre lesquelles je n'avais aucune chance. Je suivais en même temps le cours de son discours qui continuait.

-"Disons que je sais que je peux t'offrir le luxe auquel tu aspires..t'offrir une situation plus appréciable..une vie plus aisée..je dois dire que je fus le premier à me réjouir de ton rétablissement, ton premier fan à vrai dire.."

Je restais là silencieuse, ne sachant que dire, je fis quelques pas vers lui et posa une main sur son épaule.Il resta aréactif, plongé dans ses pensées. Pour la première fois je retrouvais le garçon que je connaissais depuis 5 ans ,un garçon attentif et touchant mais je déchantais aussitôt.

-"Tu comprends tu étais fragile et si belle, de plus tu te montrais gentille avec moi alors que je ne connaissais que la sévérité et les manières: ta spontanéité et ta bonté m'ont touchés donc j'ai décidé que tu serais mienne..."

Quoi? Comment ça? Mes yeux s'écarquillèrent . Avais-je bien compris? Il avait décidé que je serais à lui, il l'avait décidé? mais comment celà se pouvait-il car nos parents restaient les instigateurs de notre union tracé mais la suite de ses paroles m'éclaircit la situation et retira tout doute sur la façon de prendre ses dernières paroles. La vérité nue.

-"Vois-tu j'ai demandé à mes parents de bien essayer de forger une union entre nos familles, je les aies presque forcés à vrai dire, je voulais t'avoir à mes côtés quoi qu'il en soit..." débuta t-il.

Il se retourna et me fit face, me dominant de sa grande taille tandis que j'essayais d'assimiler les informations que nous venions d'échanger ou plutôt dont il venait de me faire part, puis il reprit son discours en me fixant dans les yeux.

-"Tu es un bien dont je ne peux me passer...bref.." il se tourna de nouveau pour observer la porte avant d'achever son discours "le mariage sera bientôt fait et je n'aurais plus à craindre quoi que ce soit"

Une seconde. Était-ce une déclaration d'amour?Quoi qu'il en soit, certaines choses me paraissaient désormais évidentes.Premièrement, il apparaissait qu'il soit le réel instigateur de notre union, deuxièmement si je comprenais bien ce dernier éprouvait des sentiments à mon égard; à vrai dire je ne saurais les qualifiés n'ayant jamais vécus d'expérience amoureuse ou même mettre un mot sur ce qu'il venait de décrire car je ne me voyais pas comme un bien. Je n'en étais pas un. Définitivement. Je décidais d'établir une base pour m'assurer que ma colère ne soit pas prématurée.

-"Abel..tu veux dire que c'est toi qui désire cette union? On se connait à peine!"

Il me regarda d'un air las, comme si il était fatigué de répéter les mêmes choses et répondit par l'affirmative à ma question sur un ton exaspéré.

-"Bien sûr que oui..."






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Amaryllis Hanazumi
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Ven 12 Mai - 23:13

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-"Je ne peux pas aimer quelqu'un pour qui je ne ressens absolument rien!"


-"Bien sûr que oui..."

Les mots résonnèrent sur le toit encore pendant un court instant. Je restais là, sans réaction le temps que l'information ne monte à mon cerveau avant de m'écrier haussant le ton.

-"Abel? tu es en train de me dire que tu es responsable de tout ça? Tu sais à quel point cette union est stupide à mes yeux? tu sais à quel point je m'y suis opposée? on se connaît à peine!"

Il agita la main, visiblement lassée de m'entendre crier et il obtint l'effet escompté car je marquais une pause dans mes reproches, écoutant ses paroles teintées de lassitude mais aussi d'une forme d'énervement.

-"Je sais que tu es contre, j'ai suffisamment entendu tes suppliques par voie indirecte mais c'est le mieux pour toi comme pour moi et je crois te l'avoir dis : je désire ce mariage et il aura lieu."

Le mieux pour moi? Comment pouvait-il dire ça alors qu'il ne savait rien de moi au fond : il n'avait passé en tout et pour toi que deux mois avec moi et c'était il y'a longtemps. Il n'avait pas partagé quoi que ce soit avec moi. Et surtout il comptait me faire sienne quelque soit mon avis sur la question. Je serrais les poings et reprit mon discours.

-"Comment ose-tu dire ça! Tu ne sais absolument rien de moi? tu voudrais que j’arrête mes études et que je me range dans une maison à attendre mon époux comme une idiote? Ce n'est pas mon genre! J'ai besoin de jouer ! Le piano c'est ma vie! Tu voudrais me priver de mon seul bonheur pour ton profit et tu me parles de mon bien? Tu ne sais rien de mon bien!"

-"Il suffit." trancha t-il désormais clairement énervée par une attitude rebelle qu'il n'envisageait pas chez moi "tu n'as en rien besoin de ces distractions, je t'offrirais ce dont tu as besoin, que ce soit matériellement ou affectivement alors je ne vois pas ce qui te pose problème. Tu t'attendais à quoi? Partir sur un cheval blanc avec le prince charmant? Balivernes.Tu auras mon amour, estime toi heureuse"

M'estimer heureuse? Heureuse d'être dans une prison doré à jouer une façade toute ma vie? A sacrifier mon moyen d'expression? A voué un culte à un faux amour? C'était malsain. Trop malsain. Comment pourrais-je me vouer à un homme pour qui je n'éprouve rien, comment pourrais-je lui donner des enfants? Ne serait-ce que lui offrir mon corps? Ne serait-ce même que l'embrasser? Je me révoltais de nouveau devant de tels paroles.

-"Parce que les fleurs les plus jolies ont besoin de lumière pour vivre et resplendir ! Ce n'est pas en m'abandonnant dans un coin en nourrissant un amour que je serais déjà mort ou même pire , jamais né, que je m'épanouirais au contraire...tu n'es pas le Abel que j'ai connu! Tu es obsédée par moi, tu ne m'aimes pas! Tu ne sais pas ce qu'est l'amour! Comment oses-tu ne serait-ce que m'en parler?! Je ne dois pas m'estimer heureuse d'être ton obsession!"

Je pouvais voir sur ses traits que la colère bouillait en lui mais que ses manières lui dictaient de ne pas laisser cette rage sortir. Oui le Abel que j'avais connu aurait acquiescé en s'excusant de son attitude, il n'aurait pas nourri une haine si visible à mon encontre.Je décidais donc de porter le coup de grâce et lui lâcha ses mots en me dirigeant vers la porte de l'escalier donnant sur les salles.

-"Je ne peux pas aimer quelqu'un pour qui je ne ressens absolument rien!"

Je n'eus pas le temps d'atteindre la porte que mon poignet fut enserré par la main d'Abel. Il me tira vers lui tandis que je me débattais pour sortir de son emprise.

-"Lâche-moi!Je ne veux rien à voir avec toi!"

Il rétorqua alors sur un ton des plus froids alors que je pouvais sentir sa rage au bord du point de rupture.

-"Amaryllis arrête de faire l'enfant! Les choses sont ainsi, que tu le désires ou pas tu es mienne!" commença t-il avant de reprendre constance et de franchir une limite " je vois c'est l'influence de tes deux camarades de chambrée,l'une délurée et l'autre dépressive qui te rend ainsi,tu n'y peux rien...c'est cet environnement.."

J'allais rétorquer mais il enfonça le clou sans attendre.

-"..Et puis c'est cette fille...tu l'as protégée...tu sais celle qui a failli te coûter un renvoi et un déshonneur sans nom...oui évidemment c'est cette criminelle, cette idiote sans nom, cette fange..."

Il n'eut pas le temps de répandre plus encore que j'intervins. J'avais vu rouge.






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Amaryllis Hanazumi
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Ven 12 Mai - 23:13

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-"Ne parle pas d'elle comme ça!!!"
Je ne lui avais pas laissé le temps de finir sa phrase. Je ne pouvais en aucun cas supporter ça. Je n'appréciais pas la manière dont il avait parlé d'Isabella et Elyanna mais le summum restait la façon dont il parlait de Raven. Il ne savait pas quels étaient ses démons intérieurs et il se permettait de la juger. Le bruit de claquement des mes doigts sur sa joue se fit entendre en écho tandis que sa joue portait désormais la marque bien distincte de mes doigts.

-"Ne parle pas d'elle comme ça!!!"

J'avais osé, j'étais sortie de mes gonds et je l'avais giflé. Je ne sais pas trop ce qui m'avait prise. Je m'étais défaite de son emprise et j'avais frappé. Je n'avais jamais blessé quiconque mais c'était mécanique,je n'avais pas supporté de tels paroles. Je fis quelques pas de recul,interloquée par mon acte tandis que je regardais tour à tour ma main puis Abel qui portait sa main sur sa joue meurtrie.

Je portais la main coupable à ma bouche ne sachant que faire. D'où me venait une telle violence? Moi la fille de bonne famille j'avais su surpasser mes acquis pour porter cette attaque, ça avait été bref mais je l'avais fait; cependant celà ne fit qu'énerver plus encore. Une fois remis de ses émotions,il fondit sur moi tandis que je me confondais en excuses.

-"Je ...je suis désolée.."

Il était trop tard pour les excuses. J'avais franchi une limite que mon statut et mes manières auraient dû m'interdire,aussi je m'attendais à son courroux. Une fois à ma hauteur, il se saisit de mes deux poignets et me poussa en arrière tandis que je tentais de me débattre. Je finis plaquer contre le grillage, coupée de toute fuite, si ce n'est si le grillage venait à céder bien sûr tandis que je devais faire au regard courroucé de mon futur mari, du moins si tant est que j'y étais disposée. Je savais désormais que je ne pourrais vraiment pas supporter cette vie et je n'allais pas me laisser faire.

-"Lâche moi immédiatement!"

Le jeune homme se mit alors à s'adresser à moi en étant plutôt menaçant,le regard empli de rage devant l'humiliation qu'il venait de recevoir et surtout en voyant la responsable de celle-ci. Non contente d'avoir bafouer ses sentiments et de l'avoir humilié ,je restais l'objet de ses désirs. Une situation qu'il peinait à tenir je suppose.

-"Je ne te lâcherais pas! Pas avant que ne comprenne que tu ne portera plus jamais la main sur moi et que tu auras accepté ta condition! tu es ma femme c'est ainsi! je dispose de toi comme je l'entends!"

Je fixais mon regard dans son regard ambré tandis qu'une lueur de malice passait dans celle-ci. Cela ne me disait rien qui vaille. Il souria, fier de l'idée qu'il venait d'avoir et l'énonça provoquant en moi un certain effroi.

-"Voyons,voyons tu es ma femme, je ne dois pas m'emporter ainsi,je te prie de m'excuser, je sais qu'un jour tu m'aimeras comme je t'aime mais je m'y prends mal, je vais plutôt te montrer comme je t'aime,histoire que tu vois que je sais de quoi il s'agit"

Je le regardais interloquée, ne comprenant pas ce qu'il voulait dire alors que mon cœur et mon être se glaçait, préparée à la pire des choses possibles. Abel m'expliqua alors ce dont il s'agissait,gardant toujours un sourire au coin des lèvres.

-"Et bien Amaryllis, je ne te parle que d'un baiser. Après tout, nous sommes destinés à être ensemble."

Mon sang ne fit qu'un tour, je me mis alors à me débattre tandis qu'il souriait de plus belle. Je ne voulais pas. Certes ce n'était qu'un baiser et beaucoup me dirait qu'il aurait pu m'arriver bien pire mais c'était mon premier baiser et je ne désirais pas le partager avec lui. Avec ce malade. Ce monstre. Les Forges, des démons, non, cet homme était bien pire. Raven m'avait certes déjà frappé mais elle n'aurait jamais fait une chose pareille. Je priais intérieurement pour qu'elle apparaisse et me sauve comme l'autre fois. Je fermais les yeux tandis que je voyais le visage de ce jeune homme s'approchait du mien. Je ne voulais pas. Non. Je crois que je pleurais déjà sans m'en rendre compte. C'était donc à ça que ressemblerait ma vie? Raven viens m'aider...






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Raven
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Ven 12 Mai - 23:14
Raven
Raven L. Lentz
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Ne. La. Touche. Pas !

Encore une journée chiante. J’avais suivis les cours, du moins à peu près… Mais les derniers, je n’avais pas spécialement envie d’y aller… J’avais donc quitté le bâtiment IRS pour aller squatter chez les ISS, plus précisément sur leur toit, leur cadenas était plutôt facile à ouvrir, alors que chez les IRS il y avait carrément presque des chaines. Haha ! J’avais donc élu domicile sur le toit tranquillement, je pouvais chanter et rester pénarde… Enfin, c’est ce que je pensais. J’entendais le bruit métallique de la porte du toit s’ouvrir. Putain fais chier ! Je passais ma tête caché par un bout du mur… Sérieusement : elle ?! C’était encore Sangsue, mais elle n’allait vraiment pas me lâcher. Enfin, bref. Qu’est ce qu’elle venait faire là elle d’abord, elle savait que c’était interdit… ? J’entendais à nouveau la porte, elle attendait quelqu’un ? Surement… Un grand garçon blond arriva. Hoho ! C’était son petit ami ? Elle lui avait donné rendez-vous en secret ? J’esquissais un sourire coquin, alors elle n’était pas si prude que ça notre Miss SM ?

Il parlait d’un rendez vous et d’un téléphone… ? Je n’entendais pas vraiment… Oh, le téléphone qui sonnait en boucle au Maid café, c’était lui ? Haha ! Dans sa gueule.

-"Il est vrai...tu fais honneur à mon nom et tu as la délicatesse des grandes dames...en parlant de celà sache que je compte te demander en fiançailles à la fin de cette année"

« Fiançaille ? », de quoi parlait-il ? Alors comme ça, elle était déjà fiancée ? Ca se faisait encore les mariages arrangés comme ça ? Ou s’aimaient-ils vraiment ? Après tout, elle avait l’air de bonne famille, c’était peut-être obligatoire ? J’avais lu ça, qu’ils se mariaient parfois même entre cousin… Burk. J’espère que ce n’était pas son cas ! En tout cas, je n’aimais vraiment pas sa façon de parler, il m’énervait… D’ailleurs, pourquoi j’écoute moi ? Qu’est ce que j’en ai à faire de leur histoire ? Ouais, autant retourner dans mon coin.

-"De plus lorsque tu auras acceptée,je me dis que tu devrais arrêter tes études, tu irais donc habiter avec moi dans une de nos résidences, tu n'as nulle besoin de travailler compte tenu de notre situation familiale.."

Quoi ? Pardon, mais je ne pouvais pas, fallait que j’écoute ça. Comment ça arrêté ses études ? Ok, c’était plutôt tentant, nourrie, logée, blanchie à rien foutre… Le rêve. Mais qu’allait devenir son avenir au piano ? Non, elle ne pouvait pas abandonner son rêve. J’entendis alors des toussotements, ou plutôt comme quelqu’un en fin de vie. Je revenais pour regarder ce qu’il se passait, Amaryllis était plié en deux, j’écarquillais les yeux… Et il fait quoi le grand con là ? Je serrais les dents, elle allait s’étouffé, nan ? Pas que je m’inquiète mais, c’est son fiancé, pourquoi il ne bougeait pas ? Je restais perplexe face à cette attitude… Je sortais mon téléphone portable pour filmer un peu la scène… On voyait bien Amaryllis entrain de s’étouffer et le grand à ne rien faire…

-"Disons que je sais que je peux t'offrir le luxe auquel tu aspires..t'offrir une situation plus appréciable..une vie plus aisée..je dois dire que je fus le premier à me réjouir de ton rétablissement, ton premier fan à vrai dire.."

Ne vivait-elle pas déjà dans la richesse et le confort le plus total ? Rétablissement ? Elle était malade ? Surement un lien avec la crise de toux qu’elle venait de faire… Bon, finalement ça s’annonçait amusant et passionnant leur discussion, je comptais écouter. Seulement, un bout de phrase me fit tourner la tête.

-"[…] j'ai décidé que tu serais mienne..."

What ?! Comment ça « j’ai décidé »… Et elle dans tout ça ? Vu les réactions choqués de Sangsue, elle ne devait pas être à 100% d’accord. Et franchement, je la comprenais, nan mais de quel droit il ose dire ça ?!

-"Tu es un bien dont je ne peux me passer... "

Alors là ! Mais ça dépassait toutes les limites… Je sentais une boule se former dans mon ventre. Cette phrase, je l’avais déjà entendu…

« Raven… Tu es indispensable, je ne peux pas me passer de toi… »

Ouais, tu avais besoin de moi pour faire passer ta putain de drogue… Je secouais la tête pour revenir à ce qu’il se passait devant moi.

-"Abel? tu es en train de me dire que tu es responsable de tout ça? Tu sais à quel point cette union est stupide à mes yeux? tu sais à quel point je m'y suis opposée? on se connaît à peine!"

Alors j’avais bien raison… Elle était contre tout ça. Je serrais la mâchoire, raison de plus pour s’intéresser d’un peu plu près. Elle s’énervait, c’était quand même bizarre de voir Sangsue s’énervait… J’avais vu son côté joyeux, puis dépressif au Maid Cafe, et là, elle s’énervait. Il fallait avouer qu’elle était plutôt mignonne, c’est comme voir un chihuahua s’énerver.

"tu n'as en rien besoin de ces distractions, je t'offrirais ce dont tu as besoin, que ce soit matériellement ou affectivement alors je ne vois pas ce qui te pose problème. Tu t'attendais à quoi? Partir sur un cheval blanc avec le prince charmant? Balivernes.Tu auras mon amour, estime toi heureuse"

Quel avenir allait-il lui offrir ? Pff… Espèce de connard. Je ne l’aimais clairement pas ! Je restais calme. Enfin en place plutôt, je bouillonnais à l’intérieur de moi… Il parla ensuite des camarades de la jeune fille… Si je me souviens, c’était les sœurs Krysten, non ?

-"..Et puis c'est cette fille...tu l'as protégée...tu sais celle qui a failli te coûter un renvoi et un déshonneur sans nom...oui évidemment c'est cette criminelle, cette idiote sans nom, cette fange..."

J’écarquillais les yeux, je serrais ma lèvre tellement fort que je la perçais avec mes dents, serrant mon téléphone… Pour qui il se prenait à parler de moi comme ça celui là ?! Oui car il faisait référence à notre petit problème de début du mois… Ce mec, j’allais vraiment le frapper. Le bruit d’une claque me ramena à la réalité, comme si c’était moi qui me l’était prise, elle avait résonné dans l’espace et on pouvait sentir la force qu’elle avait dégagé… Ca c’était de la claque. Je retenais un rire ou plutôt un :  « bien joué ! »… Non, il ne l’avait pas volé celle là, c’était bien fait pour sa gueule.

-"Je ne te lâcherais pas! Pas avant que ne comprenne que tu ne porteras plus jamais la main sur moi et que tu auras accepté ta condition! tu es ma femme c'est ainsi! je dispose de toi comme je l'entends!"

Je ne pouvais plus tenir. Je rangeais mon téléphone dans ma poche avec rage. Ma lèvre saignait, je l'avais trop mordu... Disposer d'elle comme il l'entendait? Et puis quoi encore?! Un baiser forcer? Il se foutait de la gueule de qui ce petit enculé?! Je n'avais pas pu tenir. Pardon Amaryllis. Je sortais de ma cachette, un coup de pied parti et l'homme se retrouva en un éclair au sol. J'explosais de rire... Mais vous savez, le rire presque psychopathe. Un regard sombre, même le plus grand des criminels aurait eu peur en le voyant, je ramenais mes poings, les frappant l'un contre l'autre, puis craquant mes doigts. Je le dominais. Cette petite merde était le cul dans la neige, je léchais ma lèvre pour essuyait mon sang. Et alors que j'avançais, je le voyais reculer...

- Qu'est ce que tu dis petite merde?! Tu vas disposé de qui? Comment? Et sous quel droit?!

Si on avait été dans un manga, on aurait pu voir une aura rouge tout autour de moi, vous savez, comme dans Dragon Ball Z, quand il se transforme... Le vent se faisait plus fort aussi. Mes pas craquaient la neige, j'attrapais le garçon par sa cravate, le soulevant du sol, je le ramenais à 5cm de mon visage, on aurait presque pu croire que j'allais le bouffer.

- Tu dis que c'est "ta femme", vous n'êtes pas marié, et tu me dis qu'il aura lieu quoi qu'il en coûte? Haha ! Mais tu crois que ses parents voudront encore quand ils verront comment tu traite leur fille, espèce de sous merde! T'es vraiment un gros connard ! Tu pense que les filles sont des jouets, t'es vraiment qu'un putain de riche pour penser ça...

J'avais dis ça avec tout la colère, la rancœur, le dégoût, que je pouvais contenir, je lui crachais au visage avant de le lâcher au sol. J'avais une puissante envie de le frapper, j'allais faire partir mes coups, mes le genre de coup rapide, bien comme il fallait, j'allais lui faire comprendre ce qu'il en était de traiter les autres comme ça... Je sentais alors quelqu'un me tenir, je tournais la tête. Quel courage! Elle osait me toucher alors que j'étais dans cet état? Je voyais ses yeux embrumés, elle pleurait, elle était terrorisée. Fais chier. Je baissais mes poings, mais je jetais un dernier regard au garçon qui s'était levé, je restais entre lui et Amaryllis.

- Tu es peut-être riche, tu tiens peut-être à ton rang et ton prestige, mais on verra si tu fais longtemps ton mâlin ! Tu pourras appeler la police ou ce que tu veux, j'en ai rien à foutre, mais sache que si tu touche encore une fois à cette fille... Ce n'est pas un simple cracha que tu te prendras dans la tête? Compris espèce d'ordre! Les mecs comme toi ne devraient même pas exister! balançais-je.

Il fallait que je me retienne, je restais entre eux, faisant écran il ne valait mieux pas qu'il s'approche... J'allais le bouffer sinon. Il s'adressa à la jeune fille avant de partir. Je soupirais, faisant redescendre toute la pression, je me tournais vers la jeune fille, la prenant par les épaules.

- Et toi alors?! Putain tu peux pas te rebeller d'avantage, c'était quoi ce "Je suis désolée" après ta baffe?! Sérieusement, si tu ne l'aime pas, qu'est ce que tu fais bordel, tu sais qu'il aurait pu faire pire? Un coup dans les couilles! Il n'y a que ça qui leur fait comprendre ! Putain et tes parents alors? Ils sont cons ou quoi?!

M'en prendre à elle, ce n'était pas la meilleure façon. Je soupirais avant de la tirer contre moi, plaquant presque sa tête dans ma poitrine... Je ne sais pas si je ne l'avais pas trop serré d'ailleurs, je m'étais totalement enfermée autour d'elle.

- Je te l'ai déjà dis... Sois plus prudente... soupirais-je presque.

Je la lâchais alors, rougissant très légèrement et surtout, je détournais le regard, remettant mon uniforme correcte. Je ne savais pas trop ce que je devais faire... L'emmener dans sa chambre, à l'infirmerie? Je ne sais pas. Et je restais plantée là...
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Amaryllis Hanazumi
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Ven 12 Mai - 23:14

Vue sur un avenir nuageux



-"Tu peux rester un peu avec moi...
J'étais résolue aux événements lorsque je vis mon agresseur finir au sol. Je restais un instant sans comprendre ce dont il s'agissait. Je vis seulement Abel au sol tandis que la silhouette assez familière de l'IRS se dressait entre lui et moi, prête à frapper. L'avais-je invoqué avec mes suppliques? Avais-je un quelconque pouvoir? Je n'avais pas le temps de me poser la question, je me jetais pour intercepter le bras de la jeune femme. Je tirais à bout de force et le regard embué de larmes sur son bras, espérant la calmer et étrangement celà fonctionna. Du moins,elle se résigna à ne pas briser la mâchoire d'Abel, ce qui était déjà un exploit. Elle lui cracha alors quelques mots à la figure.

- Tu es peut-être riche, tu tiens peut-être à ton rang et ton prestige, mais on verra si tu fais longtemps ton mâlin ! Tu pourras appeler la police ou ce que tu veux, j'en ai rien à foutre, mais sache que si tu touche encore une fois à cette fille... Ce n'est pas un simple cracha que tu te prendras dans la tête? Compris espèce d'ordre! Les mecs comme toi ne devraient même pas exister!

Attendez..Elle venait de le menacer me concernant? Elle me protégeait? Je fus envahie d'une vague de bonheur étrange, aussi stupide celà peut paraître compter à ses yeux me rendait heureuse. J'allais peut-être devenir son amie finalement. Abel s'exprima alors à mon attention tandis qu'il se relevait et s'époussetait, visiblement agacé par la tournure des événements.

-"Nous verrons les détails plus tard ma douce..."

Il jeta un regard mauvais à ma camarade avant de disparaître par le biais de la porte métallique. Lorsque celle-ci claqua,signifiant la fin des hostilités,le stress et l'adrénaline disparurent, me laissant toute déboussolée. Ma camarade m'empoigna alors par les épaules et s'adressa à moi sous le coup de l'énervement et de la panique.

- Et toi alors?! Putain tu peux pas te rebeller d'avantage, c'était quoi ce "Je suis désolée" après ta baffe?! Sérieusement, si tu ne l'aime pas, qu'est ce que tu fais bordel, tu sais qu'il aurait pu faire pire? Un coup dans les couilles! Il n'y a que ça qui leur fait comprendre ! Putain et tes parents alors? Ils sont cons ou quoi?!

Je restais un instant en état de choc, écoutant et comprenant à rebours ce que Raven me disait puis je tentais de répondre en réunissant les mots, ce qui, croyez-moi, était difficile en cet instant même.

-"Je ne veux pas blesser quelqu'un...je suis prisonnière...j'ai pas le choix..je...je suis désolée..mes parents voient mon avenir sans mon bonheur...je suis perdue...Raven.."

C'est à ce moment qu'elle m'enserra contre elle. J'écarquillais les yeux en sentant sa poitrine contre mon visage. C'était doux, agréable. En plus elle sentait si bon...Une vraie princesse..Sans même comprendre pourquoi je me mis à pleurer et je restais un instant comme ça, au creux de cette chaleur apaisante. Je dus quitter à regrets cette place si parfaite lorsque celle-ci le décida. Je notais ses joues rougies alors que les miennes devaient être dans le même état puis le silence s'installa tandis que Raven semblait perdue sur la marche à suivre. Je fis donc le premier pas, la voix frêle et noyé par les larmes.

-"Raven..."

Je levais les yeux pour croiser son regard et lui souria sincèrement, heureuse de l'avoir à mes côtés, puis je m'exprimais désormais calmée.

-"Merci...merci encore...je te cause toujours des ennuis mais tu es toujours là...merci...je veux que tu sache que tu compte pour moi..."

Sans trop réfléchir,je viens passer mes bras autour d'elle et la serra contre moi un petit moment, autant pour me calmer que me rassurer que par besoin de l'avoir contre moi puis après ce long instant,je posais ma tête contre son épaule et murmura doucement.

-"Tu peux rester un peu avec moi...juste un peu...ta chaleur me rassure..."

Je fermais les yeux, m'endormant sous le contrecoup de tant d'émotions, apaisée par la présence de Raven.






Je parle en #cc66ff.
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Raven
Invité
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Ven 12 Mai - 23:15
Raven
Raven L. Lentz
Ancien membre




Espèce d'idiote...

Putain, de quoi je m'étais encore mêlée... Sérieusement. Je soupirais, l'écoutant... Ouais, elle faisait vraiment que me causer des problèmes... J'étais contente qu'elle le remarque! J'étais assez agacée, pourquoi est-ce que j'étais intervenue? Ca m'énervait encore plus... Je la regardais et comme si je lui aboyais dessus, je la regardais:

- Si tu en as marre, pourquoi tu ne le dis pas à tes parents? Merde, tu es une humaine libre, tu n'as pas à penser à eux...

Pff... Regardez moi, je fais la morale à quelqu'un. Qui étais-je pour juger sa méthode de vie...? Malgré ce que j'avais pu penser, elle n'avait peut-être pas une vie si facile que ça... Bah. Je m'en fou en fait. Je soupirais quand elle me serra dans ses bras, regardant ailleurs mais la laissant faire. Je sentais mes joues rougir, elle me déstabilisait, elle m'énervait... Rah bordel. Si je pouvais lui foutre mon poing dans sa tête.

Je sentais un poids plus lourd... Elle s'était endormie?! Sérieusement, là, en plein milieu du toit? Rraaah... Je la trainais comme je pouvais pour qu'on soit légèrement cachée, j'enlevais ma veste pour la couvrir, m'asseyant. Je fermais les yeux et doucement je me mettais à chanter la chanson qu'on avait joué lors de notre première rencontre... Je sais. C'était nul et ça ne servait strictement à rien mais... Voilà. J'allais attendre qu'elle se réveille, la laissant dormir sur mes cuisses... Si elle tombait malade, ça serait son problème... Je passais ma main dans ses cheveux, lui caressant la tête... C'était fou comme elle pouvait ressembler à Arai.

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